Horizon automnal : la rentrée littéraire 2018

Alors que la France fond doucement et que l’herbe jaunit, j’ai égoïstement chaud. Pour contrer cela, au-delà du réconfort d’une glace, et sortir un peu de mon inactivité, je me suis dit que j’allais faire une nouvelle chronique pour ce blog. Je ne vais pas vous parler d’un livre lu mais de livres à venir dont je parlerai sans doute ici même dans les semaines et les mois à venir.

Si j’ai choisi cela, c’est d’abord du fait de mes lectures actuelles, qui ne parviennent pas suffisamment à me captiver. Car voilà, entre chaque chronique, il arrive qu’un livre ou deux soient passés sous silence. Non pas qu’ils soient mauvais mais ils ne déclenchent pas ce déclic, cette envie de prendre de mon temps pour dépasser le stade de la lecture. Je ne pense pas qu’il faille prendre ça comme une tare ou comme une faiblesse : en le lisant, le livre a déjà rempli son objectif. C’est très bien comme cela puisque je vous avoue avoir développé depuis quelques années une espèce d’ennui critique face au roman. Un ennui tel qu’il m’arrive d’interrompre une lecture et de ranger le livre avec son marque-page comme une balafre, un aveu d’inachevé. J’ai du mal encore à expliquer ce phénomène, peut-être est-ce la littérature contemporaine qui ne parvient pas réellement à m’accrocher ou alors une exigence un peu disproportionnée fait que, à l’ouverture d’un livre, j’en attends trop de lui.

Passons, si vous le voulez bien, sur ma psychanalyse car vous n’êtes pas là pour ça. Je reprends donc le fil de mon propos. Ce choix de vous parler des livres à venir est motivé par une relecture de mes précédents articles. Je me suis aperçu que j’ai tendance à vous parler d’ouvrages de mêmes éditeurs. Je considère que ces trois éditeurs en question ont un regard particulier sur la littérature actuelle : ils prennent des risques, tous pour une raison différente. C’est cela que j’apprécie chez eux et c’est probablement parce que je m’y retrouve que je me réfugie dans leurs catalogues. Toutefois, je ne souhaite pas tomber dans le prosélytisme et faire de vous des adeptes zulmiens, ogriens ou tripodiens. Pour moi-même, il sera bon d’en sortir un peu sans pour autant les quitter car, vous le verrez ci-dessous, leurs livres feront partie de mes projets futurs et je commencerai même la liste par eux.
L’idée de l’article est de prendre en compte la rentrée littéraire à venir et de faire prosaïquement ma liste de courses et de motiver mes choix. Let’s go !

Éditions Zulma : La Somme de nos folies de Shih-Li Kow (trad. Frédéric Grellier)

lasommedenosfoliesplat1-l-572168Il est toujours agréable de glisser dans sa bibliothèque un livre d’ailleurs. Tout droit venu de Malaisie, La Somme de nos folies de Shih-Li Kow promet d’offrir un délicieux moment de lecture, aidé par des personnages hauts en couleur. Près de Kuala Lumpur, à Lubok Sayong, petite ville à la topographie unique, Beevi décide d’offrir à son poisson rouge la liberté, d’adopter la petite Mary Anne venue d’un orphelinat où vivent d’autres « Mary quelque chose  » et d’engager Miss Boonsidik afin d’entretenir l’ancienne demeure de son père transformée depuis en bed & breakfast.

Nul doute que le roman saura nous faire rire et montrer que, malgré les différences de langue et les fossés culturels, la littérature fait en Malaisie ce qu’elle sait faire de mieux : scruter le genre humain sous toutes ses coutures et rendre universels des petits bouts du monde.

Éditions de l’OgreLa Rouille d’Éric Richer et Épopée de Marie Cosnay

J’ai découvert l’Ogre cette année au salon du livre de Paris. Depuis, vous savez ce que j’en pense. L’excellent Rabot m’avait fait forte impression et je suis absolument enchanté par Les Métamorphoses d’Ovide traduite par Marie Cosnay. J’ai également lu les très bons romans de Quentin Leclerc (La Ville fond) et d’Adriana Castellarnau (Brûlées). C’est par manque de temps que je n’ai pas chroniqué ce dernier, c’est pourquoi je vous invite à vous rendre sur le blog de Lucien Raphmaj pour lire son excellent texte sur le livre. Cela me permet de faire d’une pierre deux coups : vous faire découvrir un livre et un blog que j’apprécie particulièrement.

1ererouillePour la rentrée, deux livres en perspective. D’abord, La Rouille d’Éric Richer qui va, je l’espère décoiffer et couper la chique à tous. Roman initiatique sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, Nói va devoir passer un rite particulièrement violent imposé par les hommes de sa communauté : le « Kännöst ». Entre les soirées de MMA, les concerts de Métal et autres défonces, y a-t-il encore une place pour les rêves de l’enfance ? Le livre promet d’être perturbant, je vous tiendrai bien sûr au courant.

1erecouvepopeEnsuite, Épopée de Marie Cosnay. Vous vous en doutez, après la traduction d’Ovide, je ne pouvais manquer de lire ce roman dont j’attends avant tout la découverte de l’univers romanesque de l’auteur. Peut-être devrais-je lire Cordelia la guerre avant cette lecture, mais qu’importe, j’ai hâte d’ouvrir ce livre hybride, entre poésie et polar, et de suivre ainsi l’enquête de Zelda, flic de Paris, lancée sur les traces de Clotilde, une jeune agent secret en lutte contre la corruption internationale…

 

Le Tripode : Le Sillon de Valérie Manteau

le sillonUn seul livre pour cette rentrée du Tripode, fait suffisamment rare pour être noté. Il s’agit du Sillon, deuxième roman de Valérie Manteau. Présenté comme le récit d’une femme partie rejoindre son amant à Istanbul, ce titre semble avoir retenu l’attention de nombreux libraires et journalistes qui ont pu le lire. C’est d’autant plus marquant que l’éditeur avait prévu de sortir trois autres ouvrages sur la période automnale avant de recevoir le manuscrit. Cela m’intrigue et après lecture des premières pages du roman, on sent immédiatement le plaisir que l’on va avoir à le parcourir, tant la douce fluidité des phrases sonne juste. Ajoutez à cela Istanbul, capitale d’un pays à la croisée des continents qui semble aujourd’hui faire face à un énième tournant de sa longue et riche histoire, et vous avez alors un livre prometteur.

« Je rêve de chats qui tombent des rambardes, d’adolescents aux yeux brillants qui surgissent au coin de la rue et tirent en pleine tête, de glissements de terrain emportant tout Cihangir dans le Bosphore, de ballerines funambules aux pieds cisaillés, je rêve que je marche sur les tuiles des toits d’Istanbul et qu’elles glissent et se décrochent. Mais toujours ta main me rattrape, juste au moment où je me réveille en plein vertige, les poings fermés, agrippée aux draps ; même si de plus en plus souvent au réveil tu n’es plus là. »

Monsieur Toussaint Louverture : Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris

Monstres_Cover1Le rocambolesque éditeur présente Moi, ce que j’aime, c’est les monstres comme le plus gros projet porté depuis ses premières publications. Porté par le désir de faire connaître au plus grand nombre l’artiste Emil Ferris, une dessinatrice au destin singulier, cette bande-dessinée semble être un tel coup de cœur que mon attention s’est focalisée sur le projet. Derrière le fait de sortir ce livre, il semble y avoir eu une véritable prise de risque pour la structure et un indéniable pari. Ce peut-il que Moi, ce que j’aime, c’est les monstres marque un tournant pour Monsieur Toussaint Louverture ? Peut-être.
Toujours est-il que les traits des différentes planches que j’ai pu voir et l’histoire, celle de Karen Reyes, fillette de dix ans vivant à Chicago, passionnée de créatures monstrueuses à tel point qu’elle s’imagine être un loup-garou, se lance dans une enquête suite au suicide de sa belle voisine. Promesse d’une oeuvre infiniment actuelle qui s’adresse à notre monde, message d’espoir envoyé à ceux qui survivent et rêvent la liberté, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres me titille et vous en aurez des nouvelles. Promis.

Éditions de MinuitÇa raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard

Ca raconte SarahÇa raconte Sarah, de Pauline Delabroy-Allard, fait l’objet d’une attention toute particulière chez les libraires d’autant que les éditions de Minuit ne proposent elles-aussi qu’un seul roman pour cette rentrée. En entendant parler de ce titre, j’ai été lire les premières pages sur le site de l’éditeur et, là encore, il y a quelque chose qui se passe. Un soucis du détail, une musicalité qui appelle et aguiche dans cette torpeur intimiste des premières lignes. Nous verrons bien mais peut-être tiendra-t-on un petit bijou. À défaut de pouvoir vous donner la trame, je vous laisse la présentation de l’éditeur, qui cite un passage du livre.

« Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S. »

Actes Sud : Lèvres de pierre de Nancy Huston

HustonAh ! Un nouveau roman de Nancy Huston. J’apprécie beaucoup ses écrits et les réflexions à la fois esthétiques et philosophiques qu’elle propose. Ajoutez à cela que Lèvres de pierre propose de retracer l’itinéraire de la jeunesse cambodgienne de Saloth Sâr, plus connu sous le nom de Pol Pot et de confronter son propre itinéraire à celui, parfois très proche, de l’homme qui deviendra un dictateur redouté. Une manière, en somme, de se confronter aux hasards particuliers qui conduisent soit à la création, soit à la destruction. Des questions particulièrement passionnantes que l’on s’est probablement tous déjà posé.

Éditions Cambourakis : Au-delà des décombres de Zerocalcare

zerocalcareAprès l’excellentissime Kobane Calling, l’auteur italien Zerocalcare, revient avec Au-delà des décombres, le premier volume d’un diptyque. Cette fois peut-être plus intimiste, Zerocalcare fait face à la situation dont beaucoup d’auteurs rêveraient : être reconnu. La célébrité cependant n’a pas que des avantages et peut se montrer étouffante pour celui dont l’engagement n’est plus à rappeler. J’espère retrouver dans cet ouvrage l’humour incroyable de l’auteur, le décalage servant à étudier avec la précision d’un entomologiste notre société.

Éditions Gallimard : Swing Time de Zadie Smith

G00126Il est difficile de se frayer un chemin parmi toutes les publications automnales de Gallimard. Je me laisserais peut-être tenter par le nouveau livre de Maylis de Kerengal (Un monde à portée de main) qui fera sans nul doute parler de lui, mais c’est surtout le roman Swing Time de l’anglaise Zadie Smith qui m’intrigue. Peut-être pour sa couverture jaune pétante qui détone dans ce prestige de blanc qui marque la rentrée, mais surtout parce qu’il s’agit incontestablement d’une étoile montante de la littérature internationale que je souhaite découvrir avec ce livre. Ce récit évoque la destinée de deux petites filles qui se rencontrent lors d’un cours de danse mais que la vie va séparer avant de brutalement réunir. Un sujet qui me semble bien classique mais je n’entends que des louanges sur le talent de Zadie Smith.

***

Voilà donc, pour le moment, ce qui nous attend pour les semaines et mois à venir. J’attends certains de ces livres avec une certaine impatience mêlée d’une pointe de recul car j’ai bien conscience qu’il est difficile de parler de ces livres, sinon de manière abstraite, quelques semaines avant les sorties en librairie. Dans tous les cas, je vous en parlerai après l’épreuve du feu : la lecture. En attendant, certains de ces livres vous intéressent-ils ?

17 réflexions sur “Horizon automnal : la rentrée littéraire 2018

  1. Bon, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même d’avoir lu ton article et d’être tentée par plusieurs titres… ( Surtout le Zulma et le Tripode <- oui je nomme par les maisons d'éditions… ) La BD chez M. Toussaint Louverture m'intrigue assez, j'aime beaucoup le synopsis et le titre, quant à la couverture, je ne sais pas… Il faut que je me fixe un pré-avis au vue des planches… Et j'aime beaucoup l'extrait de Ca raconte Sarah. Bref, trop de tentation quand tu veux déjà descendre ta tour de Pise aussi appelée PAL et que ta deuxième année de prépa te fait un signe de la main… En même temps j'ai envie de changement dans mes lectures, de nouveaux horizons, et bam je découvre ton blog où tu as un univers très différent du miens donc ça tombe à pic. Je garde précieusement les titres, j'attends les éventuels articles que tu en feras, et j'espère que l'année prochaine je pourrais songer à les lire !

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    • Pour Zulma & le Tripode, je pense que ce sont des valeurs sûres. Les deux livres sont dans la sélection du Prix Fnac, qui, généralement, propose quand même des romans à la fois accessible et plutôt riche littérairement parlant.
      Pour ce qui est de Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, tu peux voir quelques planches ici même : https://monsieurtoussaintlouverture.com/produit/moi-ce-que-jaime-cest-les-monstres-demil-ferris/. La patte graphique est particulière mais je pense que c’est justement ce qui fera le charme du livre. À voir ensuite si l’équilibre entre le fond et la forme vaut réellement le détour, d’autant que le prix est quand même conséquent.

      On se retrouvera pour en discuter sur les chroniques je ferai (je vais essayer de m’y tenir, même si je suis déçu par les livres) 🙂

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      • Je crois que je vais te faire confiance les yeux fermés, de toute manière j’ai envie de découvrir de nouvelles choses alors tu tombes à pic. c:
        Oula oui, le prix est le premier truc qui m’a sauté aux yeux… Après des planches proposées, je trouve que c’est globalement différent de la couverture, le trait me semble plus précis on va dire. Les formes rondes et l’ambiance un peu glauque me rappellent la BD « Je suis un enfant qui tue des gens », le style reste très distinct mais je ne sais pas pourquoi, j’y ai trouvé un petit quelque chose.

        Pas de soucis ! En tout cas je ne veux pas que ce soit une obligation pour toi, tu parles des lectures que tu veux. 🙂

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        • Pardonne-moi, je te réponds tardivement, j’ai du mal à être régulier dans les réponses aux commentaires.

          Je ne connais absolument pas la BD dont tu me parles, je vais aller me renseigner de ce pas. D’ailleurs, j’ai été jeter un oeil sur le blog de U Lost Control suite à ton dernier article. Je crois que je vais y trouver quelques références à lire bientôt… 🙂

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          • Oh non mais t’inquiète pas ! Prends ton temps, no stress, puis la chaleur aide pas à passer du temps à ce genre de choses non plus. Je vais pas sonner à ta porte parce que j’ai pas eu de réponse. x)

            C’est très spécial, je te conseille de lire quelques planches pour te faire une vague idée de l’ambiance.
            Oh, chouette ! A vrai dire ça ne m’étonne pas, c’est un univers assez similaire au tiens de ce que j’ai pu voir par ton blog. Je ne sais pas au passage si tu connais Histoires Vermoulues, elle devrait également te parler et ses articles sont vraiment très riches.

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          • OUI JE FONDS A L’AIDE !!!

            Je me ferai une petite séance découverte un de ces jours :).

            Non, je ne connaissais pas du tout son blog. Elle est passée hier sur un de mes articles : sacrée coïncidence. Du coup je vais lire ses articles aussi. Que de choses à faire ! 🙂

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  2. Splendide sélection !!
    Merci infiniment pour la découverte des titres à paraître aux éditions de l’Ogre. Je vais m’y pencher de plus près.
    Je partage certains titres avec toi : notamment la rentrée de chez Le Tripode mais aussi le nouveau roman de Nancy Huston ! 🙂

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    • Merci !
      De rien pour l’Ogre, je suis assez fan de leur production, ils mettent vraiment en avant des livres qui sortent du lot.

      Pour Le Tripode, je pense que nous ne serons pas déçus d’après ce que j’ai feuilleté (il est dans la sélection du Prix Fnac en plus). Et Nancy Huston restera Nancy Huston : une claque.

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  3. Tout le monde sait déjà ce qu’il va lire de la rentrée littéraire, c’est dingue ! Avec mes craquages successifs, je vais passer mon tour… Ceci dit, j’ai quand même ma petite opinion, et celui qui me tente le plus, c’est « Swing Time » de Zadie Smith. Je n’en entends que du bien aussi, j’aimerais bien la découvrir ! « La somme de nos folies » me tente vraiment bien aussi (une de tes ME chouchous apparemment).

    Bref, belle sélection je trouve !

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    • Oui j’avoue que je suis les sorties depuis quelques semaines déjà. Et là, je ne dépense plus trop en livre pour faire les provisions nécessaires à la rentrée 😎

      Oui, j’aime beaucoup ce que fait Zulma, globalement. Pour le Zadie Smith, ce sera une première pour moi, j’avoue n’avoir lu aucun de ses livres (je ne savais même pas qui était la dame).

      Merci !

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  4. J’ai super envie de lire « Moi ce que j’aime, c’est les monstres », je crois que je vais devoir attendre Noël pour me le faire offrir par contre et ça, c’est triste 😥

    Je ne connaissais pas les autres livres de ta sélection et ça donne envie aussi, le Tripode a déjà une sélection assez soignée donc pour qu’ils ne publient qu’un livre à la rentrée, c’est que ça doit être sacrément bien ! J’espère pouvoir lire ton avis si tu le lis.

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    • Je comprends, le prix est quand même extrêmement élevé… Je pense me le faire offrir aussi, mais j’essayerai de le trouver en bibliothèque histoire d’y jeter un œil.

      Manifestement ils sont vraiment convaincus de la qualité de leur livre, d’autant que décaler la sortie de trois autres romans pour un seul n’est vraiment pas anodin pour un éditeur, les programmes se faisant presque un an avant.
      Je le lirai c’est certain ! 🙂

      Merci de ton passage !

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  5. Pingback: Face A | Lundi 10/09/18 – Lisez Voir !

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